Le Maroc dispose aujourd’hui de trois fêtes nationales proches : la Fête de l’Indépendance, la Fête de la Marche Verte et la Fête de l’Unité, instaurée après le vote historique du Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaissant l’autonomie comme solution réaliste et seule base de négociation pour résoudre ce conflit artificiel. Ce fut un jour historique où Sa Majesté le Roi adressa un discours au peuple marocain, ainsi qu’aux Marocains sahraouis retenus dans les camps de Tindouf, affirmant que leur retour se ferait sous la garantie royale, puisqu’ils sont des citoyens marocains comme tous leurs frères.
La Fête de l’Unité est le prolongement de plusieurs célébrations nationales, dont principalement la Fête de l’Indépendance. Ce jour est marqué par le discours historique du défunt Roi Mohammed V à son retour d’exil, accompagné de sa famille, lorsqu’il déclara au peuple marocain : « Nous sommes revenus du plus petit jihad au plus grand jihad », faisant référence à la lutte pour construire le pays, développer la démocratie et édifier un véritable État des institutions.
La tâche n’était pas aisée, car le Maroc sortait à peine de la bataille de l’indépendance, menée sur plusieurs fronts : politique, social, culturel, intellectuel et armé. Les méthodes de résistance à l’occupation étaient variées selon les régions du pays, et le coût de cette confrontation fut élevé.
Outre la lutte contre l’occupant, le Maroc a dû faire face au choc de la rencontre avec l’Autre, un pays certes colonisateur mais technologiquement avancé. Cela imposait de mener une nouvelle bataille : celle de la construction moderne de l’État, de la mise en place des institutions, du lancement de l’industrialisation et de la création d’un système éducatif et sanitaire moderne. Tout cela dans un pays appauvri par la colonisation et aux ressources limitées.
Mais cette réalité n’a pas empêché les Marocains de se lancer, confiants en Dieu et en leurs propres capacités. Les cadres de l’État furent marocanisés afin de garantir la souveraineté décisionnelle, les ressources du pays furent récupérées et les terres confisquées par les colons restituées à leurs propriétaires ou valorisées par de nouveaux établissements publics créés à cet effet.
Cependant, le Maroc du développement et de la construction devait livrer une autre bataille : celle de l’achèvement de son intégrité territoriale. C’est dans ce contexte qu’a été organisée la Marche Verte, célébrée entre les deux fêtes nationales. Elle constitue le maillon central du processus de libération totale et des célébrations que le Maroc commémore ces jours-ci.
La Marche Verte fut l’expression d’une résistance pacifique. De la même manière que la résistance armée fut le fruit d’une union entre le Roi et le peuple, la Marche Verte a représenté une résistance non violente portée par cette même union sacrée. Elle a conduit l’Espagne à reconnaître les droits légitimes du Maroc et à se retirer des provinces du Sud, malgré les manœuvres visant à maintenir le conflit.
La Marche Verte a ouvert la voie à un immense chantier de développement : transformer le désert en villes modernes, tout en menant une longue bataille diplomatique sur la scène internationale. Cette démarche a finalement porté ses fruits avec la récente résolution internationale, consacrant la réussite de la stratégie royale fondée sur la patience, la vision à long terme et la sagesse. Une stratégie qui a convaincu les grandes puissances que la seule solution réaliste est celle de l’autonomie, comme désormais reconnu par la communauté internationale.










