Il convient d’abord de reconnaître que tous les Marocains attendaient une victoire en Coupe d’Afrique des Nations 2025, et que chacun nourrissait l’espoir de brandir un trophée qui nous échappe depuis 50 ans. Mais le football obéit à sa propre logique. Après des matchs durant lesquels la sélection marocaine a démontré un niveau élevé et la présence de joueurs marocains de très grande qualité, c’est finalement l’équipe sénégalaise qui s’est imposée. Telle est la nature du football : il y a toujours un vainqueur, et ce n’est pas nécessairement celui qui joue le mieux.
De nombreux facteurs influencent le résultat d’un match : les qualités individuelles, les choix tactiques de l’entraîneur, l’état psychologique des joueurs, la chance, entre autres. Il est donc totalement injustifié de juger une rencontre sur la base d’un seul élément. L’image que les Marocains se sont forgée de leur sélection nationale doit rester intacte, indépendamment d’un résultat qui n’a pas répondu aux attentes de tous.
Il ne faut pas non plus que la perte de la coupe fasse oublier les autres réussites du Maroc. Certes, nous avons perdu le trophée, et l’amertume est bien réelle, mais nous avons gagné un modèle.
Les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations ont constitué une expérience majeure, au cours de laquelle le Maroc a démontré sa capacité à accueillir des événements internationaux d’envergure. De nombreux observateurs impartiaux ont attesté que le Royaume a organisé cette CAN avec les mêmes standards qu’une Coupe du monde, comme pour répondre à ceux qui doutaient encore de ses capacités, en affirmant clairement qu’il en est pleinement digne, sans aucune hésitation.
L’organisation de cette CAN a mis en lumière le potentiel considérable du Maroc pour accueillir des compétitions internationales majeures, à l’image de la Coupe du monde. Cette édition a d’ailleurs ressemblé à une véritable « répétition générale » du Mondial, tant les infrastructures étaient au rendez-vous : des stades modernes répondant aux normes internationales, mais aussi des structures d’accueil, de transport et un réseau routier performant. Le trajet entre Rabat et Tanger, par exemple, ne dépassait guère une heure à bord du train à grande vitesse. Si certaines sélections ont tenté de créer une polémique médiatique, les voix objectives ont fini par rétablir la vérité.
Lorsque le sélectionneur de l’équipe d’Égypte a critiqué le transport, la sécurité et l’hébergement, ce ne sont pas les Marocains qui lui ont répondu, mais ses propres compatriotes. Certains se sont même déplacés dans les villes du nord pour filmer des vidéos et témoigner de la réalité. Il en a été de même pour le communiqué publié par la Fédération sénégalaise de football, évoquant de prétendus obstacles, rapidement contredit par une réponse ferme du ministère des Affaires étrangères de ce pays ami.
Cette édition a également renforcé l’image d’un Maroc capable d’assurer la sécurité d’un événement majeur sans le moindre dérapage. Les rares incidents ont été traités avec célérité et discrétion. Globalement, le rôle de la Direction générale de la sûreté nationale a été particulièrement remarquable, au point d’être salué par des responsables sécuritaires de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, une reconnaissance loin d’être anodine.
Enfin, il serait injuste de ne pas souligner la qualité de l’accueil et de l’hospitalité dont ont fait preuve les Marocains dans leur ensemble à l’égard des supporters des équipes participantes.
En résumé, nous avons perdu une coupe, mais gagné un modèle. Dieu en soit loué.










