Par Fouad Boujbair, chercheur en sciences de gestion (management public)
(Face à la vision réductrice du journal Le Monde, l’histoire du Royaume chérifien et sa réalité actuelle témoignent d’une profonde transformation et d’une ambition constante, alliant authenticité et modernité).
Introduction
Parfois, le silence en dit plus que les mots. Mais lorsque les termes sont mal employés et que les intentions sont mises en cause, il devient nécessaire de répondre, par souci de probité intellectuelle et d’analyse rigoureuse. Les récents articles publiés par le quotidien français Le Monde, qui semblent manquer d’une compréhension juste de la réalité marocaine, appellent à une clarification. L’objectif n’est pas de défendre de façon superficielle, mais de rétablir la vérité sur l’histoire séculaire du Maroc, face à certaines tentatives d’occulter les profondes transformations qu’il a connues.
Depuis vingt-six ans, le Maroc est entré dans une nouvelle ère, marquée par l’audace et des réformes structurelles, avec une constance remarquable dans l’alliance entre tradition et modernité. Un simple regard rétrospectif montre que ce quart de siècle n’a pas été une suite de déclarations, mais un processus méthodique et en profondeur qui a touché tous les domaines : politique, économie, éducation, culture, santé, infrastructures, droits sociaux, sport, famille, environnement et souveraineté numérique.
Cette ère incarne une continuité éclairée, une audace sereine, et une vision enracinée dans la réalité du peuple. Depuis 1999, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, n’a cessé de hisser le Maroc vers des horizons plus larges, loin des slogans politiques. Les grands projets, les réformes historiques et les avancées sociales concrètes témoignent du profond changement vécu par le Royaume.
Et pourtant, en août 2025, le journal Le Monde a choisi de qualifier cette phase historique d’« atmosphère de fin de règne ». Une analyse réductrice, empreinte d’une arrogance française, qui mérite une réponse claire et sereine. Car la réalité marocaine ne se définit pas dans les rues de Paris, mais dans les villages désenclavés, dans les zones industrielles, dans les écoles modernes, les hôpitaux et infrastructures sportives construits, et dans la réconciliation des cœurs.
Lorsqu’il parle de « fin de règne », Le Monde ne commet pas seulement une erreur de jugement journalistique : il tente de nier le progrès marocain et de réactiver une mentalité coloniale révolue.
Le Maroc n’est pas un simple décor monarchique figé, mais un corps en mouvement constant. Depuis vingt-six ans, sous l’impulsion continue de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il a su équilibrer héritage et progrès, authenticité et modernité, ruralité et urbanité. Face aux doutes, il apporte des réalisations. Face aux critiques, il démontre sa stabilité. Et face aux regards biaisés, il offre la vérité du terrain. Dans cette vérité, forte et partagée, se révèle l’œuvre d’un Roi, bâtisseur d’État, protecteur de son peuple et architecte d’avenir.
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Un Royaume en mouvement
Au début du XXIᵉ siècle, le Maroc souffrait d’une grande fragilité sociale, d’un taux de pauvreté préoccupant, d’une dépendance énergétique marquée et de profondes inégalités régionales. Vingt-six ans plus tard, l’image est radicalement différente.
Le PIB a triplé en deux décennies, porté par une dynamique d’investissement inédite. Le port Tanger Med est devenu un hub maritime mondial, pierre angulaire de la stratégie géoéconomique nationale. Le TGV « Al Boraq », premier train à grande vitesse en Afrique, incarne la volonté de connecter les régions et de rendre la mobilité accessible à tous, au-delà du simple luxe.
Le Maroc s’est affirmé comme un acteur majeur en matière énergétique sur le continent. La centrale solaire Noor de Ouarzazate, vaste comme une ville entière et capable d’éclairer des millions de foyers, incarne cette transition verte que peinent à réaliser d’autres pays pourtant plus riches. D’ici 2030, plus de la moitié de la capacité électrique installée sera issue des énergies renouvelables. Ce ne sont pas des promesses, mais des réalités tangibles.
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La dignité comme héritage
La grandeur d’un règne ne se mesure pas uniquement aux infrastructures, mais aussi à la manière dont l’État traite ses citoyens les plus vulnérables. Le taux de pauvreté est passé de plus de 15 % à moins de 6 % aujourd’hui. Les réformes liées à la couverture médicale universelle, à la généralisation de l’enseignement et à l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) ont changé la vie de millions de Marocains, souvent loin des projecteurs médiatiques.
L’indice de développement humain a progressé de près de 40 % depuis 1999. Les combats pour l’émancipation des femmes, l’éducation et l’alphabétisation en zones rurales ont été menés avec persévérance et efficacité, de manière trop visible pour être ignorée par un observateur honnête.
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Un règne de stabilité et de souveraineté
Le règne de Mohammed VI n’a pas été exempt de défis. Le Maroc a traversé les turbulences du « Printemps arabe » avec une stabilité remarquable, grâce à une réforme constitutionnelle profonde en 2011, renforçant le rôle du Parlement, l’indépendance de la justice et les libertés individuelles.
Sur le plan diplomatique, le Royaume a démontré sa capacité à défendre fermement ses intérêts, tout en renforçant ses partenariats avec l’Europe, l’Afrique, le monde arabe, l’Asie et l’Amérique latine. Son retour à l’Union africaine et ses investissements massifs sur le continent ont consolidé sa souveraineté, notamment sur ses provinces du Sud, avec une sérénité qui n’a rien d’un entêtement.
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L’éthique d’une vision
La critique n’est pas interdite ; elle est au cœur même du rôle de la presse. Mais une critique sérieuse exige connaissance, probité intellectuelle et rejet des clichés postcoloniaux. Réduire vingt-six ans d’efforts, de projets humains et de réformes parfois douloureuses à une caricature simpliste est une insulte à l’intelligence des lecteurs et une négation des transformations profondes du Royaume.
Malgré les défis, le Maroc s’impose comme un modèle de réforme progressive et de progrès tranquille, fondé sur le réalisme. Ce n’est pas un Royaume figé, mais une nation en perpétuelle renaissance, guidée par une ambition lucide et enracinée, loin des nostalgies du passé ou des promesses creuses.
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Un Royaume tourné vers l’avenir
Depuis 1999, le Maroc a engagé des réformes courageuses dans tous les secteurs : routes, ports, énergies renouvelables, hôpitaux, écoles, centres sportifs, couverture médicale, droits des femmes et diplomatie africaine.
Le Maroc dépasse la simple géographie : il est une âme collective, un art de vivre, une main tendue vers l’Afrique, une voix écoutée dans les instances internationales. Il est amazigh et arabe, africain et méditerranéen, musulman et pluriel. Il n’aspire pas à imiter, mais à être lui-même. C’est là sa véritable force.
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Conclusion
Dans un monde prompt à l’oubli, le Maroc reste fidèle à sa terre, à son Roi et à son peuple. Son passé n’est pas une nostalgie, mais une boussole pour l’avenir. Être marocain, c’est porter une vision où la dignité est inaliénable, où l’histoire éclaire l’avenir et où la fierté demeure lucidité.
Le Maroc de 2025 n’a pas à rougir face aux critiques : il connaît une croissance positive, des institutions stables, une diplomatie affirmée et une souveraineté renforcée. Ce que Le Monde appelle « silence royal », nous l’appelons sagesse et vision. Ce qu’il perçoit comme « repli », nous l’appelons constance. Et ce qu’il qualifie de « verticalité », nous le voyons comme un socle de stabilité.










