Ce qu’a écrit le journal Le Monde, après avoir dévié de sa ligne éditoriale, même si c’était orienté et financé par plusieurs parties ayant des intérêts convergents pour créer cet événement, ne fait que refléter la « nostalgie » de nombreux colonialistes pour une période qui appartient désormais à l’Histoire et que nous étudions aujourd’hui comme faisant partie du passé, dont nous tirons des leçons.
Au sein de l’État profond français, il existe encore de nombreuses personnes qui pensent avec une mentalité d’occupation ou de protection. Même aujourd’hui, à la fin du premier quart du XXIᵉ siècle, certains regrettent cette période, mais malheureusement, ils n’en ont pas tiré les enseignements.
Même en éprouvant cette nostalgie, ils doivent se rappeler deux points essentiels :
1. Le rejet absolu des actes du colonialisme français par les Marocains, petits et grands.
2. L’indépendance fut le fruit d’une unité totale entre le Roi et le peuple, concrétisée par la Révolution du Roi et du peuple, et la France sait, selon ses propres documents, qu’elle ne nous a pas « fait cadeau » de son départ, mais qu’elle a quitté le pays sous la pression de la résistance.
L’empire français est terminé, et ils le savent, tout comme ils savent qu’il a perdu son influence en Afrique. Mais ils doivent également comprendre que le Maroc a atteint une étape importante : il est désormais un État stratégique, incontournable au Maghreb et en Afrique, et une pièce maîtresse dans les équations internationales de la région.
Cette position que le Maroc occupe est parfois fragilisée, volontairement ou involontairement.
Volontairement, par des parties malveillantes qui ont incité et financé Le Monde pour publier des articles orientés. Certaines de ces parties sont liées à des États arabes qui refusent de reconnaître l’influence marocaine.
Involontairement, par ceux qui ont affaibli les médias marocains.
Aujourd’hui, la riposte à la campagne de Le Monde se fait par des communiqués qui ne sont peut-être même pas lus par les intéressés. L’échec des médias ayant accaparé d’énormes financements publics est manifeste, tandis que le « petit » média, plus agile et engagé, s’est montré nécessaire face à l’immobilisme ou aux articles superficiels du « grand » média.
Les Marocains savent comment répondre et disposent de moyens efficaces. Historiquement, lorsque l’Organisation de libération palestinienne a dévié de son parcours et que son chef a rencontré le leader des mercenaires, le défunt roi Hassan II a réagi fermement : quiconque reste à un forum tandis qu’un Palestinien y prononce un discours sans quitter les lieux se verra voir sa porte « marquée » d’une manière inoubliable. Cet acte fort a poussé l’organisation à se restructurer et à se repositionner.
En 1993, un certain Gil Perrot a publié un livre sensationnel, éloigné du journalisme ou de l’Histoire scientifique, clairement payé pour influencer l’opinion. La réponse historique du Maroc a été de saturer la France de télégrammes, paralysant le courrier et les services français à une époque où les télégrammes étaient cruciaux.
Que faire aujourd’hui ?
Considérer cette affaire comme une opportunité pour repenser le rôle des médias et écarter les parties qui ont cherché à les affaiblir pour des raisons politiques ou commerciales, visant à contrôler et uniformiser la presse. Laisser les médias libres et professionnels constitue la leçon principale que Le Monde nous a donnée : face à la médiocrité, seule une réponse professionnelle est efficace.
À court terme, et en s’inspirant de la stratégie marocaine des années 1990, il s’agit de saturer les pages Facebook, X (ex-Twitter) et Instagram de Le Monde avec des commentaires en français à une échelle inhabituelle, ainsi que de remplir sa boîte mail de messages de protestation de la part des Marocains. Cette méthode démontre le rejet des tentatives de manipulation extérieure et rappelle à ce journal qu’il reste « petit » face aux grands, tout en soulignant le rôle du Maroc dans la reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara et dans le soutien à son projet d’autonomie.










