Le Maroc tout entier — Roi et peuple confondus — a célébré, aux côtés de nombreuses nations amies, la victoire historique de la sélection nationale marocaine de football des moins de 20 ans, sacrée championne du monde.
Une joie nationale profonde, survenue à un moment où le pays avait grandement besoin d’un souffle d’espoir, face aux tensions et aux soucis engendrés par les politiques gouvernementales. Ce triomphe n’est pas seulement un exploit sportif ; il est aussi une lumière qui invite à la réflexion et à l’introspection.
Pourquoi ces jeunes ont-ils su relever le défi avec brio, tandis que les « grands » ont échoué dans celui du développement, dilapidant les fonds publics comme des enfants se disputant un ballon ?
Quelle est la clé de la réussite de ces jeunes champions qui ont su réaliser le rêve de tout un peuple ? Et pourquoi les élites politiques ont-elles trahi les attentes d’une société qui construit, pierre après pierre, sa démocratie ?
Un constat s’impose : il existe une véritable synergie entre le sommet et la base, mais les institutions intermédiaires ont failli à leur rôle.
C’est une révolution du Roi et du peuple, dans laquelle le gouvernement semble absent.
Vendredi dernier, lors du Conseil des ministres, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a pris une série de mesures fortes, traduisant la volonté de répondre aux attentes de la jeunesse et de la rue.
Elles portent sur l’augmentation des budgets de l’éducation et de la santé, ainsi que sur la facilitation de l’accès des jeunes à la vie politique, assortie d’un soutien financier pour ceux qui aspirent à intégrer les institutions élues — premières rampes de lutte contre la corruption.
La victoire des jeunes à la Coupe du Monde des moins de 20 ans n’est pas le fruit du hasard ; elle résulte d’un travail colossal, guidé par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi.
Ce sacre est la consécration d’un effort collectif national à tous les niveaux — local, régional et national.
La vision royale du sport repose sur la démocratisation de sa pratique pour tous les Marocains.
Cette politique a permis la construction d’un grand nombre de stades, de centres régionaux de formation et d’infrastructures modernes, offrant à la jeunesse la possibilité de s’épanouir dans la pratique sportive.
L’Académie Mohammed VI de football, qui accueille depuis 2010 les champions de demain, illustre parfaitement cette vision royale : une structure moderne, fondée sur la formation et la professionnalisation.
De cette académie sont issus de nombreux joueurs de la nouvelle génération, artisans de ces victoires, confirmant le succès du modèle marocain de formation.
Ce couronnement est donc le fruit d’une politique sportive claire, initiée et structurée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Depuis les Assises nationales du sport de 2013, un nouvel élan a été donné, faisant du sport un véritable levier de développement humain, social et territorial.
La fête fut à la hauteur de l’exploit — une victoire partagée par tous.
Et ce qui l’a rendue encore plus symbolique, c’est la décision royale de confier au Prince héritier Moulay El Hassan la présidence des célébrations nationales de ce sacre.
Un geste hautement significatif : un jeune prince pour honorer la jeunesse du Maroc.
Ce triomphe a une portée symbolique immense : il démontre que la réussite est possible dans tous les domaines dès lors que l’on agit avec sérieux, rigueur et authenticité.
L’échec, lui, n’est jamais une fatalité ; il est souvent le produit naturel de l’absence de « maâkoul » — le sens du vrai et du travail bien fait.










