Les organisations syndicales et professionnelles du secteur des médias ont exprimé leur opposition au projet de loi n°25/26 relatif à la réorganisation du Conseil national de la presse, présenté au Conseil de la Chambre des conseillers par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, le lundi 8 septembre 2025.
Lors des séances d’audition organisées par le Conseil national des droits de l’Homme, le lundi 15 septembre 2025, à la suite de consultations avec le Conseil économique, social et environnemental, les syndicats ont réaffirmé la gravité d’adopter ce projet sans large consensus, avertissant des répercussions sociales, professionnelles et juridiques imprévisibles.
Les signataires – le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, l’Union nationale de la presse et des médias (UMT), le Syndicat national de l’information et de la presse (CDT) et la Confédération marocaine des éditeurs de journaux et de la presse électronique – ont annoncé leur intention de poursuivre leur plaidoyer auprès des forces politiques, syndicales et des organisations de défense des droits humains pour faire échouer ce projet, avant de passer à des actions de protestation à l’échelle nationale et régionale dont les modalités seront précisées ultérieurement.
Ces instances tiennent le gouvernement pour responsable de toute conséquence découlant de l’adoption du texte, et demandent son retrait de la Chambre des conseillers afin de le renvoyer à la table du dialogue social sectoriel tripartite, dans le but de parvenir à une version respectant les principes d’indépendance, de démocratie et de pluralisme.
Elles appellent enfin l’ensemble du corps journalistique et médiatique à la vigilance et à la mobilisation, en prévision de futures actions de lutte pour défendre les droits et acquis et préserver l’indépendance du Conseil national de la presse.










