Hicham Balaoui, Procureur général du Roi près la Cour de cassation et Président du Ministère public, a affirmé que la loi n° 43.22 relative aux peines alternatives incarne une approche novatrice dans le traitement des affaires impliquant des enfants en conflit avec la loi, en rupture avec les solutions punitives classiques fondées sur la privation directe de liberté.
Intervenant lors de la rencontre nationale tenue ce lundi à Skhirat sur la mise en œuvre des peines alternatives dans le cadre d’une justice adaptée aux enfants, Balaoui a souligné que ce texte législatif offre au juge la possibilité de remplacer les peines privatives de liberté par des mesures alternatives qui tiennent compte des spécificités de l’enfant et placent son intérêt supérieur au cœur du processus judiciaire.
Le Président du Ministère public a précisé que cette approche permet à l’enfant de purger sa peine dans un environnement familier et naturel, ce qui contribue à redresser son comportement, à éviter les effets néfastes de l’incarcération, et à faciliter sa réinsertion dans la société tout en maintenant sa contribution à la vie économique et sociale.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts constants du Maroc pour renforcer son système de justice pénale, en particulier en ce qui concerne les catégories vulnérables telles que les enfants, conformément aux engagements internationaux du Royaume en matière de droits de l’enfant et en phase avec les orientations de la nouvelle politique pénale qui privilégie la réforme au lieu de la seule répression.
Cette rencontre devrait constituer une étape clé pour examiner les modalités d’application effective des peines alternatives et pour favoriser l’échange d’expériences entre les différents acteurs judiciaires et institutionnels, dans le but d’assurer une justice plus équitable et plus efficace, notamment lorsqu’il s’agit d’enfants confrontés à la loi.










