Le Maroc a enregistré une baisse notable de ses importations de céréales durant les sept premiers mois de 2025, alors que les stocks mondiaux de blé atteignent leur niveau le plus bas depuis la campagne 2016-2017.
Selon les données de la Fédération nationale des commerçants en céréales et légumineuses (FNCL), le Royaume a importé environ 5,85 millions de tonnes de céréales entre janvier et juillet, soit une diminution de 11 % par rapport à la même période en 2024.
Les chiffres révèlent des évolutions contrastées selon les produits :
Les importations de blé dur ont progressé de 24 % pour atteindre 825 000 tonnes.
Le maïs, essentiel à l’alimentation animale, a augmenté de 12 % à 1,7 million de tonnes.
En revanche, les achats de blé tendre ont reculé de 16 % à 2,6 millions de tonnes.
Quant à l’orge, elle a chuté de 58 %, tombant à 430 000 tonnes seulement.
Cette tendance intervient alors que le département américain de l’Agriculture (USDA) prévoit que le Maroc devra importer jusqu’à 7,5 millions de tonnes de blé au cours de la campagne 2025-2026, confirmant la forte dépendance du pays vis-à-vis des marchés internationaux.
Pour les experts, la sécurité alimentaire nationale reste tributaire de deux leviers essentiels : la diversification des origines d’importation et le renforcement durable de la production locale.










