دParfois, nous lisons les chiffres relatifs au démantèlement des cellules terroristes comme s’il s’agissait de données économiques ou de bilans financiers. Or, la réalité est tout autre : derrière chaque chiffre se cache une multitude d’autres. Le démantèlement d’une seule cellule est souvent le fruit de centaines d’heures, voire de jours, de surveillance et de suivi, mobilisant des équipes entières travaillant avec des technologies de pointe. Si l’on applique cette logique aux 200 cellules terroristes démantelées au Maroc depuis 2002, on mesure alors l’ampleur de l’effort consenti pour garantir la sécurité et la stabilité du pays.
Ce chiffre illustre une longue série d’actions rigoureuses et coordonnées, initiées dans un contexte de fortes pressions internationales et de critiques en matière de droits de l’homme, auxquelles le Maroc a su répondre avec fermeté et efficacité. Le temps a fini par donner raison à l’approche marocaine, reconnue aujourd’hui à l’échelle mondiale, surtout face à la montée de la violence « djihadiste » adoptée par des organisations extrémistes.
Le Maroc a choisi, dès le départ, une voie multidimensionnelle alliant les aspects sécuritaires, culturels, religieux, économiques et sociaux.
Sur le plan sécuritaire, le Royaume a misé sur la surveillance étroite des individus suspects, le repérage de leurs déplacements et leur arrestation avant le passage à l’acte, à travers une stratégie de frappes préventives qui a permis d’épargner au pays de nombreuses tragédies.
En parallèle, le Maroc a lancé un vaste projet de réforme du champ religieux, visant à combattre l’extrémisme à sa source doctrinale et idéologique, tout en purifiant le discours religieux des dérives et des manipulations.
Le pays a également investi dans des programmes socio-économiques inspirés du modèle de l’État social, destinés à réduire la précarité et à limiter les conditions favorables à la radicalisation.
Cependant, le terrorisme, lui aussi, a évolué : ses cellules ont adapté leurs méthodes, recourant de plus en plus aux « loups solitaires » et à l’espace numérique pour recruter, planifier et agir. Face à cela, les services de sécurité marocains ont, eux aussi, perfectionné leurs outils et modernisé leurs techniques de travail.
Au fil des années, le Maroc a acquis une expertise reconnue au niveau international. Plusieurs pays ont sollicité son expérience et distingué le responsable de la lutte antiterroriste, Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sûreté nationale et du Renseignement territorial, par de nombreuses décorations. Les renseignements marocains ont, à plusieurs reprises, permis de déjouer des attentats à l’étranger, sauvant ainsi des vies humaines.
Pour renforcer davantage cette efficacité, le Maroc a, il y a onze ans, actualisé son cadre juridique à travers des amendements de la loi antiterroriste et la création du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), ce qui a permis de rendre la lutte contre le terrorisme encore plus rapide et performante.










