Un collectif d’organisations professionnelles et syndicales du secteur de la presse et de l’édition a adressé une lettre ouverte au Chef du gouvernement, l’exhortant à intervenir rapidement pour retirer le projet de loi 26.25 relatif à la réorganisation du Conseil national de la presse du Parlement et à le renvoyer à la table du dialogue social sectoriel.
La lettre, signée par des représentants de la Fédération nationale de la presse marocaine, de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, de l’Université nationale de la presse, des médias et de la communication, ainsi que de la Confédération marocaine des éditeurs de journaux et médias électroniques, souligne que le projet a été transmis à la Chambre des conseillers après adoption express par la Chambre des représentants, provoquant un rejet quasi unanime de la part des organisations professionnelles, des syndicats, des ONG et de nombreux acteurs politiques.
Les signataires affirment que le projet, dans ses fondements et dispositions, est contraire à la Constitution – notamment aux articles 25, 27 et 28 – et à la philosophie de l’auto-régulation de la presse. Il institue une représentation déséquilibrée au sein du Conseil, favorisant les grandes structures éditoriales, et introduit un système de vote individuel pour les journalistes qui ne garantit pas une représentation équitable.
La lettre demande au Chef du gouvernement de « suspendre immédiatement la mise en œuvre du projet, de le réexaminer à travers un dialogue et un consensus avec les professionnels, afin d’assurer sa légitimité et sa crédibilité, conformément aux principes constitutionnels et aux droits de la presse et de l’édition au Maroc ».










