Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a déclaré, ce mardi, que la révocation du président du Conseil scientifique local de Figuig est motivée par des raisons purement administratives liées à des absences répétées, démentant tout lien avec des positions politiques ou des publications relatives à la cause palestinienne, comme l’ont avancé certains médias.
Dans un communiqué officiel, le ministère a précisé que certaines réactions au sujet de cette décision étaient soit « malveillantes », soit « précipitées », rappelant que les révocations administratives relèvent des compétences des instances chargées de la nomination et de l’évaluation. Le Conseil supérieur des oulémas a, selon la même source, fondé sa décision sur des rapports de terrain et des données documentées.
Le ministère a également souligné que l’intéressé avait lui-même reconnu ses absences répétées. Une commission du Conseil scientifique régional, qui s’est rendue au siège du Conseil local à Figuig, n’y a trouvé qu’un seul fonctionnaire présent, alors que le président et la majorité des membres étaient absents.
Cette révocation a suscité des réactions diverses. Certains y ont vu une décision aux relents politiques, tandis qu’Ahmed Raissouni, ancien président de l’Union internationale des savants musulmans, a violemment critiqué le ministère, qualifiant sa décision de « despotique et injustifiée ».
En réaction, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement, a reconnu le droit de Raissouni à critiquer la décision, mais a fermement rejeté ses propos accusant le ministère de « déformer l’image de l’islam ».
Pour sa part, Mustapha Benhamza, président du Conseil scientifique régional de l’Oriental, a insisté sur le caractère strictement administratif de la révocation, précisant que des inspections avaient révélé de graves dysfonctionnements dans la gestion du Conseil local, ce qui a précipité la prise de décision.










