Le Maroc poursuit la mise en œuvre de l’un de ses projets les plus importants en matière de gestion des ressources en eau, à savoir l’interconnexion entre les bassins du Sebou et de Bouregreg, dans le but de faire face aux effets de la sécheresse et de garantir l’approvisionnement en eau potable de plusieurs grandes villes.
Ce projet intervient dans un contexte marqué par des défis croissants liés à la baisse des précipitations et à l’augmentation de la demande en eau, faisant du transfert des excédents hydriques entre bassins une solution concrète pour alléger la pression sur les régions les plus touchées.
Le chantier s’étend sur une distance de 67 kilomètres, permettant de transférer une partie des eaux du bassin du Sebou vers le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, alors que d’importants volumes se dirigeaient auparavant vers l’océan Atlantique. Cette initiative confère au projet une dimension stratégique dans la redistribution plus efficace des ressources en eau.
À travers cette réalisation, le Maroc ambitionne d’assurer les besoins d’environ 12 millions d’habitants, notamment dans l’axe urbain reliant Rabat à Casablanca, tout en renforçant la stabilité de l’approvisionnement dans les zones avoisinantes.
Depuis le lancement progressif de l’exploitation du projet en 2023, le volume des eaux transférées a connu une hausse continue, contribuant au renforcement des réserves des barrages bénéficiaires et à une meilleure capacité de réponse aux périodes de pénurie.
Ce chantier s’accompagne également d’un système technique rigoureux de contrôle de la qualité de l’eau, reposant sur des analyses permanentes et des points de suivi répartis tout au long du parcours de transfert, ce qui a confirmé la conformité des eaux acheminées aux normes de production d’eau potable.
Le projet illustre une nouvelle orientation de la politique hydrique nationale, fondée sur la solidarité entre bassins et l’anticipation des effets du changement climatique, à travers des solutions concrètes et durables répondant à la demande croissante pour cette ressource vitale.










