L’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) a entamé la mise en place d’une nouvelle procédure de contrôle de la vitesse maximale des cyclomoteurs, en utilisant des appareils de mesure sophistiqués, dans le but de réduire les accidents de la route impliquant cette catégorie de véhicules.
L’agence a précisé que les données de terrain montrent que les cyclomoteurs dépassant 40 km/h représentent une proportion notable des accidents mortels, ce qui rend leur contrôle technique essentiel pour protéger la vie des usagers de la route et garantir le respect des normes légales.
Dans le cadre de cette procédure, les agents de contrôle mesurent la vitesse maximale à des points et moments soigneusement sélectionnés. Le propriétaire du cyclomoteur doit s’asseoir sur le siège et maintenir les roues en contact avec le sol pendant le test. Le véhicule est considéré conforme si sa vitesse maximale n’excède pas 57 km/h (y compris la marge technique). Au-delà de 58 km/h, il est jugé non conforme, exposant son propriétaire à l’application des dispositions du Code de la route n° 52.05.
Les sanctions en cas de non-conformité comprennent la mise en fourrière du cyclomoteur, la rédaction d’un procès-verbal transmis au Procureur du Roi, et l’obligation pour le propriétaire de procéder aux réparations et à un nouveau contrôle avant restitution. Selon l’article 157 du Code 52.05, les contrevenants s’exposent à des amendes allant de 5.000 à 30.000 dirhams, à des peines de prison de trois mois à un an, ainsi qu’à la possibilité de confiscation en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.
NARSA a conclu en appelant tous les conducteurs de cyclomoteurs à respecter les limites de vitesse légales, soulignant que l’objectif principal de ces mesures est la protection des vies et la réduction des accidents, et non la seule sanction.










