Le quatrième sacre continental consécutif du Maroc en futsal vient confirmer la place qu’occupe désormais la sélection nationale sur la scène africaine. Derrière cette réussite se trouve Hicham Dguig, un entraîneur dont le parcours est étroitement lié à l’évolution du futsal marocain et à son installation durable parmi les références du continent.
Depuis le premier titre remporté en 2016, les Lions de l’Atlas ont poursuivi leur progression, ajoutant à leur palmarès les trophées de 2020, 2024 et 2026. Cette succession de victoires témoigne d’une continuité dans le travail technique et d’une capacité à maintenir un niveau de performance élevé, malgré les changements d’effectif et l’évolution des adversaires.
La contribution de Hicham Dguig ne se limite pas aux résultats enregistrés dans les compétitions africaines. Son travail repose également sur la construction d’une identité de jeu, fondée sur la maîtrise technique, la rapidité d’exécution, la mobilité collective et la capacité à s’adapter aux différentes situations de match.
Dans une discipline où les espaces sont réduits et où chaque décision peut modifier le cours d’une rencontre, la qualité individuelle ne suffit pas. La coordination entre les joueurs, la rigueur tactique et la gestion des moments de pression jouent un rôle déterminant. C’est dans cet équilibre entre talent et organisation que la sélection marocaine a progressivement consolidé ses performances.
L’un des principaux défis du sélectionneur a également consisté à préserver la compétitivité du groupe tout en intégrant de nouveaux joueurs. Le renouvellement de l’effectif, associé à l’expérience des cadres, a permis au Maroc de maintenir une certaine stabilité sans renoncer à l’évolution de son jeu.
Au-delà du continent africain, le futsal marocain a aussi franchi des étapes importantes sur la scène internationale. Les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale des Coupes du monde 2021 et 2024, confirmant leur capacité à rivaliser avec des sélections de haut niveau. Ces performances ont contribué à renforcer la visibilité du Maroc et à nourrir de nouvelles ambitions pour les prochaines échéances mondiales.
Toutefois, la domination africaine ne constitue pas une finalité en soi. Le défi consiste désormais à transformer cette régularité continentale en résultats encore plus significatifs au niveau mondial. Cela suppose de poursuivre les efforts en matière de formation, d’élever le niveau de la compétition nationale et de multiplier les confrontations avec les meilleures écoles internationales.
Le quatrième titre africain représente ainsi bien plus qu’une nouvelle ligne au palmarès de Hicham Dguig. Il récompense un travail inscrit dans la durée, tout en ouvrant une nouvelle étape pour une sélection dont les ambitions dépassent désormais les frontières du continent.
Avec quatre sacres africains à son actif, le Maroc dispose d’une base solide pour poursuivre son développement. Pour Hicham Dguig et ses joueurs, l’enjeu sera de préserver les acquis, de continuer à renouveler le groupe et de rapprocher davantage le futsal marocain des sommets de la hiérarchie mondiale.








