L’industrie automobile au Maroc s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur de l’économie nationale, surpassant des secteurs traditionnels tels que le phosphate et l’agriculture, confirmant ainsi son rôle stratégique dans le plan de diversification économique du royaume.
Avec l’accent mis sur la transition vers les véhicules électriques, le Maroc vise à doubler la valeur de ses exportations au cours des cinq prochaines années, selon le magazine Finances News.
Le secteur a connu de profondes transformations depuis l’adoption de la stratégie industrielle : le nombre d’emplois a doublé, le nombre d’entreprises a triplé et le volume des ventes a quadruplé. L’industrie ne se limite plus à l’assemblage ; elle s’étend désormais à un réseau de plus de cent entreprises spécialisées dans la fabrication d’équipements destinés aux grands groupes mondiaux.
L’État a joué un rôle clé dans ce succès en développant une infrastructure massive, notamment des lignes ferroviaires reliant les usines de Stellantis à Kénitra et Renault à Melloussa au port de Tanger Med, facilitant ainsi l’exportation des produits marocains vers les marchés internationaux. Les exportations ont atteint un total de 157,6 milliards de dirhams fin 2024.
Malgré un ralentissement du marché européen en avril 2025, qui a eu un impact limité sur les exportations, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a assuré que ces conditions sont temporaires, exprimant la confiance du gouvernement dans la capacité du secteur à diversifier ses marchés et à renforcer la position du Maroc sur la scène économique mondiale.
Parmi les succès marquants, la voiture « Dacia Sandero » fabriquée localement a dominé les ventes en Europe avec 270 000 unités en 2024. Les estimations de la Banque du Maroc prévoient que la valeur des exportations atteindra 188 milliards de dirhams en 2026, avec un réseau de pays importateurs passant de 70 à environ 100.
Le royaume se concentre désormais sur la prochaine révolution dans le secteur des véhicules électriques, attirant d’importants investissements de sociétés chinoises telles que « Gushen High-Tech » et « Zhejiang Hailiang » pour établir des usines d’exportation. Le secteur de la production de jantes en aluminium connaît également une croissance notable avec l’arrivée de l’entreprise « Citec Decastal ».
Grâce à sa position stratégique et à sa stabilité politique et économique, le Maroc continue de renforcer sa place en tant que hub régional de l’industrie automobile, capable de doubler la valeur de ses exportations et de suivre les transformations mondiales dans les domaines de l’énergie et de la mobilité, devenant ainsi un modèle de succès industriel dans la région.










