La chambre criminelle de première instance de la cour d’appel de Rabat a décidé, le lundi 10 février 2025, de reporter l’examen de l’affaire de détournement de fonds de la commune de Sidi Kacem, estimés à environ 6 milliards de centimes, à la séance du 10 mars 2025.
Ce report vise à permettre à la défense du ministère de l’Intérieur de se constituer partie civile pour réclamer la restitution des fonds publics et demander des dommages et intérêts civils.
L’affaire concerne des accusations portées contre l’ancien président de la commune de Sidi Kacem, soupçonné d’avoir détourné des fonds publics du budget communal, évalués à 6 milliards de centimes.
Les rapports de l’Inspection générale de l’administration territoriale ont révélé des anomalies financières et administratives qui auraient conduit à ce gaspillage, suscitant une vive indignation au sein de l’opinion publique locale.
La plainte a été déposée par l’actuel président du conseil communal de Sidi Kacem, accusant son prédécesseur d’avoir dilapidé environ 5,5 milliards de centimes, principalement en négligeant la collecte des taxes communales, y compris les taxes sur les terrains non bâtis et les taxes des marchés communaux, ainsi qu’en omettant d’imposer les amendes dues à la société chargée de la gestion des services de propreté.
Lors de la dernière audience, l’équipe de défense a demandé un délai supplémentaire pour étudier en détail le rapport de l’Inspection générale, estimant qu’il contient des informations cruciales susceptibles d’influencer le déroulement de l’affaire. La cour a accédé à cette demande, offrant ainsi à la défense le temps nécessaire pour se préparer.
La prochaine audience est attendue avec intérêt, car elle pourrait apporter des développements décisifs dans le cours de l’affaire, notamment en raison de la détermination du ministère de l’Intérieur à récupérer les sommes dues et à obtenir réparation des préjudices subis. Les regards restent tournés vers cette audience à venir, avec une attention médiatique et publique soutenue.