Le groupe parlementaire de l’Union Marocaine du Travail (UMT) à la Chambre des Conseillers a fermement rejeté les déclarations du président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami, qui a qualifié leur retrait d’une séance de vote sur le projet de loi organique encadrant le droit de grève de « trahison de la souveraineté nationale ».
Dans un communiqué officiel, l’UMT a précisé que son retrait était un acte de protestation contre une tentative de restriction et de criminalisation du droit de grève. Le syndicat a souligné son rôle historique dans la défense des droits de la classe ouvrière marocaine ainsi que son engagement indéfectible en faveur de la souveraineté nationale et de la justice sociale.
Le groupe a dénoncé des propos irresponsables qui portent atteinte à la crédibilité de l’institution législative et a mis en doute le respect des règles parlementaires par Talbi Alami. Il considère que la description de son retrait comme une « trahison » reflète une volonté de contrôle et une atteinte aux principes démocratiques et à la liberté syndicale.
L’UMT a rappelé qu’il a activement participé à toutes les étapes du processus législatif sur ce projet de loi, y compris les discussions générales et détaillées ainsi que la proposition d’amendements. Toutefois, il a choisi de se retirer lors du vote en signe de protestation contre ce qu’il qualifie de « farce législative », imposée par le gouvernement grâce à sa majorité numérique.
Enfin, l’Union Marocaine du Travail a exigé des excuses officielles de la part du président de la Chambre des Représentants, réaffirmant son engagement à défendre les acquis syndicaux et à lutter contre toute tentative de restriction des libertés syndicales et des droits des travailleurs.